Abstract
Lannée 2008 marque un tournant historique. La crise économique et financière de la fin de l’été est violente. Des faillites retentissantes de banques secouent les marchés. L’effet domino semble inéluctable. L’automne met à mal des milliers de salariés qui voient leur avenir immédiat s’obscurcir mais aussi fait craindre le pire aux retraités, aux petits propriétaires ou actionnaires. Chacun craint pour ses économies ou pour le remboursement de ses dettes. On est à deux doigts de l’effondrement du système financier, qui ne survit qu’à grand renfort d’argent public. Le choc sera rude aussi pour l’économie réelle. L’industrie automobile par exemple est touchée de plein fouet, les ventes s’effondrent, les intérimaires sont renvoyés chez eux, les fournisseurs tournent au ralenti, certains sites sont à l’arrêt, comme si la fête était finie. Chacun retient son souffle. La récession gagne et chacun s’interroge sur les causes qui nous ont amenés là. Le questionnement est majeur, comme durant les crises antérieures.