Abstract
Parmi les multiples défis auxquels doit faire face l’Église de ce temps, l’un des plus pressants est certainement l’organisation de sa présence locale. Dans le contexte actuel, caractérisé par le manque parfois criant de prêtres et par une évolution sociétale favorisant, entre autres, la mobilité individuelle, le modèle tridentin de la paroisse – un prêtre pour une poignée de centaines d’habitants attachés en un lieu – est pour le moins remis en question. Certains sociologues, comme Joël Morlet, vont jusqu’à parler de la mort de la ‘‘civilisation paroissiale’’, telle qu’elle existait jusqu’au XXe siècle. La paroisse est-elle véritablement moribonde ? Existe-t-il encore des paroisses ‘‘qui marchent’’ ?