Abstract
A bronze Pazuzu statuette (AN 1892.43), gifted to the Ashmolean Museum by Greville John Chester in 1892 and allegedly from Tanis, bears on its legs a four-line Aramaic inscription that has never been satisfactorily read. Based on autopsy and RTI (reflectance transformation imaging) photography undertaken at the Ashmolean in October 2016, the authors present a decipherment and multifaceted palaeographic, linguistic, and contextual discussion of this unique early Aramaic inscription dating to ca. 725-700 bce. The inscription gives brief instructions for the placement of a protective figure called “Sassām” at the pillows and bed of an unnamed individual and enjoins that figure to guard and perhaps drive away evil from those locations. This figurine and its inscription witness several similarities to Mesopotamian magical texts and visual art describing protection of a sickbed from harmful forces. This shows that Aramaic-writers of the early first millennium creatively adapted broader ancient Middle Eastern magical discourse.
Une statuette en bronze de Pazuzu (AN 1892.43), offerte au musée Ashmolean par Greville John Chester en 1892 et prétendument de Tanis, porte sur ses jambes une inscription araméenne de quatre lignes qui n’a jamais été lue de façon satisfaisante. Sur la base d’une autopsie et de la photographie RTI (reflectance transformation imaging, imagerie par transformation de la réflectance) entreprise à l’Ashmolean en octobre 2016, les auteurs présentent un déchiffrement et une discussion à la fois paléographique, linguistique et contextuelle de cette inscription exceptionnelle en araméen ancien, datant d’environ 725-700 avant notre ère. L’inscription donne de brèves instructions pour le placement d’une figurine protectrice appelée « Sassām » près des oreillers et du lit d’un individu qui n’est pas nommé et enjoint à cette figurine de protéger ces lieux et peut-être aussi d’en chasser le mal. Cette figurine et son inscription attestent plusieurs similitudes avec les textes magiques mésopotamiens et les arts visuels décrivant la protection d’un lit de malade contre les forces nuisibles. Cela montre que les scribes araméens du début du premier millénaire ont adapté de manière créative le discours magique du Proche-Orient ancien.